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Le projet IQuiz

Le fruit de collaborations inter-établissements de l'Université de Toulouse autour de la pédagogie active.

En 1991, Eric Mazur [Wikipedia], Physicien à  l'Université de Harvard, commence un travail sur une méthode d'enseignement par les pairs. Elle se distingue de l'enseignement magistral, notamment, amenant l'apprenant à être très actif lors de son apprentissage. En 1997, Mazur publie sur ce sujet Peer Instruction : A User's Manual. Il est considéré comme un précurseur de la classe inversée.


Sur le plan des usages, c'est dans les années 2014, qu'une vague de projets Universitaires liés à la pédagogie active dans l'enseignement supérieur français est lancé avec les Initiatives d'excellence en Formation innovantes (IDEFI). A Toulouse, le projet IDEFI DEFI Diversités (INSA, IMT Mines Albi-Carmaux, INP Toulouse et ISAE-SUPAERO) aborde la problématique de la diversité par différentes initiatives dont notamment le développement de la pédagogie active. En parallèle, l'Université Paul Sabatier obtient un financement IDEX pour le projet SPIRAL : Solution Pédagogique Innovantes pour la Réussite et l'Attractivité en Licence. L'approche déployée était centrée sur la technique élaborée par Eric Mazur. Cette approche est basée sur l'utilisation de moments d'échanges pendant le cours et basée sur un dialogue des étudiants entre eux afin de mieux intégrer les concepts du cours. L'utilisation de boitiers spécialisés (télécommandes) est à l'époque la plus simple à déployer et constitue le choix du projet pour déployer la démarche. En 2015, les huit établissements de Toulouse Tech (i.e., ENAC, ICAM, INP Toulouse, INSA Toulouse, ISAE- SUPAERO, IMT Mines Albi-Carmaux, INU Champollion, Université Toulouse III - Paul Sabatier) s'associent autour du projet ACTIFS pour déployer plus avant les méthodes et les outils autour des classes dynamiques. Dans ce cadre, si l'approche par boitiers restait largement utilisée pour des raisons de facilité, l'approche consistant à s'appuyer sur le matériel des étudiants (p.ex., smartphone ou PC), le réseau WiFi des établissement et des applications spécifiques étaient choisis par certains l'ISAE-SUPAERO et l'INSA.


Sur le plan des services, c'est dès 2010 que Laurent Dairaine (ISAE-SUPAERO) s'est intéressé aux applications pouvant permettre la mise en oeuvre d'interactions en temps réel pendant la classe avec les équipements des étudiants. Dans le cadre d'un cours de génie logiciel à l'INSA Toulouse, il proposait aux étudiants, la réalisation d'une application intitulée « IQuizz ». Ce projet devait être le fil rouge d'un cours suivant une pédagogie par projet. A l'époque, le niveau d'équipement des étudiants était relativement faible, plutôt hétérogène et de puissance limitée ; les technologies étaient insuffisamment abouties pour une utilisation opérationnelle à grande échelle. Néanmoins, les premières maquettes réalisées par certains groupes d'étudiants proposaient un système de gestion d'interactions en temps réel qui laissait présager un bon potentiel sur cette instrumentation numérique de la pédagogie active avec les smartphones et PC personnels des étudiants. En 2014, Jean-Yves Plantec (INSA Toulouse) mettait en œuvre un système de ce type permettant de poser des questions en cours intitulé « DirectQuiz ». En parallèle, de nombreux services web proposaient ce mode d'interaction, y compris au sein des plateforme pédagogiques Moodle avec des plugins mettant en oeuvre ce type de services.

IQuiz

Compte tenu des résultats encourageants, mais également des limitations de ces services disponibles sur Internet et expérimentés dans le projet ACTIFS (p.ex., limites du nombre d'utilisateurs, ergonomie, fonctionnalités insuffisantes, etc.), c'est en 2016 que l'Université Paul Sabaiter, l'ISAE-SUPAERO et l'INSA Toulouse se sont groupés pour proposer la conception, la réalisation et l'hébergement du service IQuiz au cœur de l'Université de Toulouse. Les principales orientations de IQuiz sont un service numérique d’interaction en temps réel dimensionné aux besoins de l’Université Fédérale Toulouse Midi Pyrénées et permettant d’instrumenter numériquement l’interaction entre un public et un orateur, en particulier dans le cadre des situations d’enseignements en amphithéâtre. Une première maquette opérationnelle a été réalisée par des étudiants de l'INSA Toulouse dans le cadre d'un projet tutoré.  Néanmoins, dans un souci de robustesse et d'optimisation, IQuiz a été complètement « refactoré ». Une démarche Agile et 12 sprints plus tard, la première version stable de IQuiz était proposée.